Le ministère du Commerce de la Chine a annoncé hier l’ouverture d’une enquête de dumping contre Taïwan, l’Union européenne, les Etats-Unis et le Japon concernant le polyoxyméthylène.
Le ministère taïwanais de l'Économie a réagi en se disant prêt à aider les entreprises taïwanaises concernées à se défendre et à diversifier leurs marchés d’exportation, ajoutant que les producteurs seraient invités à rejoindre l’industrie des semi-conducteurs avec des technologies intelligentes permettant la réduction de l’émission de carbone.
Le ministère a indiqué que le polyoxyméthylène (POM) est une sorte de plastique largement utilisé dans la fabrication de petits engrenages, de manches de couteau, de pièces de fixation, ou encore de composantes d’électroménagers et d’automobile. Selon les statistiques du ministère, l’exportation du polyoxyméthylène vers la Chine représente environ 60 % de l’ensemble des exportations taïwanaise de ce produit à l'étranger, avant le Vietnam, la Turquie ou l’Inde.
Le ministère a précisé qu'au cours des trois dernières années (2021-2023), le polyoxyméthylène taïwanais avait représenté 12,7 % à 14,1 % de la valeur totale du polyoxyméthylène importé en Chine, ce qui fait de Taïwan le 4e exportateur de polyoxyméthylène en Chine, après l’Europe, la Corée du Sud et les Etats-Unis.