La commission nationale des sciences vient de partager les résultats d’une recherche basée sur les mégadonnées mondiales sur les océans comprenant la température de la surface des océans, la vitesse du vent marin des mers côtières ou encore la hauteur des vagues de 1951 à 2020.
Selon la commission, il existe une causalité et une corrélation statistiquement significatives entre les vents marins et la température de la surface de la mer, la vitesse du vent et la hauteur des vagues.
Lorsque la température de la surface des océans dépasse de 1°C la moyenne mondiale sur 70 ans, la vitesse moyenne mondiale du vent marin augmente de 0,8 m/s ce qui engendre des vagues plus hautes de 0,5 m. Indirectement, l’énergie moyenne mondiale des vagues augmente de 32,8 kW/m.
Les résultats de la recherche montrent qu’à l’échelle mondiale, la zone maritime comprise entre 30° et 60° de latitude sud représente 52,3% de l’énergie houlomotrice, faisant de cette région la principale zone de distribution de l’énergie mondiale produite par les vagues.
Du côté des océans, le Pacifique Sud représente 28,3 % de l’énergie houlomotrice mondiale, suivi de l’Atlantique Sud avec 23,3%, de l’océan Indien, 15,1% et des régions de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord, qui représentent environ 9,6 % et 9,3%, respectivement.
Cette recherche démontre qu’à l’échelle mondiale, il existe un décalage d’un an approximativement dans la corrélation entre la température de la surface de la mer et la vitesse du vent marin.
La commission nationale des sciences a indiqué que dans le développement des énergies propres, l’énergie houlomotrice est considérée comme une énergie stable pouvant combler le caractère intermittent des énergies solaires et éoliennes. Les études des mégadonnées mondiales sur les océans des 70 dernières années ont été conduites dans cette perspective.