Le Mouvement civique de destitution Shan-hai (山海公民拆樑行動), voué à la destitution du maire de Keelung Hsieh Kuo-liang (謝國樑), du parti KMT, a vu les 3 080 signatures réunies pour le dépôt de sa demande reconnues par la Commission centrale des élections le 3 mai. Cette dernière lui a ainsi donné feu vert pour démarrer la 2e phase du mouvement durant laquelle il faut collecter au moins 30 792 signatures valables, soit 10 % du nombre total des électeurs lors des élections municipales en 2022.
Or, par crainte d’un nombre important de signatures non valables, le mouvement s’est fixé un seuil plus élevé. L’initiateur du mouvement Tai Ching-an (戴璟安) a précisé : « La 2e phase du mouvement de destitution durera 60 jours. Nous avons fixé le seuil à 50 000 signatures. C’est la première fois que les habitants de Keelung prennent part à ce type de mouvement. Pas de stress. Il suffit de remplir correctement les formulaires. L’essentiel est d’atteindre notre objectif. »
Face à la suspicion du rôle du parti au pouvoir, le DPP, dans le mouvement, Li Yin (李胤), l’un des représentants de la campagne, a tenu à souligner le caractère populaire et civil de la mobilisation en affirmant que le mouvement avait pour objet d’éveiller la vigilance et la prudence de la population pour qu’elle examine plus soigneusement les activités des élus publics.
Le maire, qui a manqué à plusieurs de ses promesses électorales, est par ailleurs accusé d’intervenir de manière inappropriée et à l’encontre des intérêts publics dans l’appel d’offre d’un centre commercial controversé.