Le département d’ingénierie mécanique de et le département de biochimie de l’Université nationale Chung Cheng ont réussi à développer ensemble une nouvelle méthode pour diagnostiquer le sepsis à l’aide d’une technologie de puce à ADN (biopuce) et nanoparticule d’or.
Selon les chercheurs, cette innovation permet d’obtenir les résultats en seulement huit minutes, alors qu’avec la méthode actuellement en pratique, basée sur ELISA (Enzyme-linked immunosorbent assay), il faut au moins huit heures. Le professeur Chang Kuo-en (張國恩), du département d’ingénierie mécanique, a souligné l’importance de la réaction immédiate dans un cas de sepsis en précisant que si le patient ne reçoit pas le traitement nécessaire dans un délai de six heures, son taux de survie passerait en-dessous des 50 %. Il a ajouté, en outre, que les résultats fournis par la nouvelle méthode se révélaient 1000 fois plus précis que la méthode classique. Notons qu’à Taïwan, quelque 160 000 personnes par an sont atteintes par le sepsis.
L’équipe a prédit que son test innovant pourrait aussi être utilisé dans le diagnostic de l’AVC ou de la maladie d’Alzheimer.
Un article sur cette découverte, intitulé en anglais « A Scalable Microfluidic Platform for Nanoparticle Formulation », est publié dans le numéro de mai 2024 de la revue mensuelle américaine « Nano Letters ».