Le 23 avril prochain, les juges constitutionnels doivent tenir un débat sur la question de l’éventuelle anti-constitutionnalité de la peine de mort. Ce débat fait suite à la demande collective des 37 personnes dans le couloir de la mort qui plaident que la peine de mort représente une violation du droit à la vie.
A l’approche de ce débat, le groupe parlementaire du principal parti d’opposition, le Kuomintang, a tenu conférence de presse pour souligner que l’application de la peine de mort était nécessaire au maintien de la sécurité nationale, à l’ordre social et aux intérêts publics. Le groupe souligne que durant les dix dernières années, les sondages réalisés par différents médias ont toujours montré que 75% de l’opinion publique à Taïwan s’oppose à l’abolition de la peine capitale.
De son côté, Ker Chien-ming (柯建銘) qui préside le groupe parlementaire du parti démocrate progressiste (DPP) a indiqué sur son compte FB que l’indépendance était un concept important d’un pays de droit et que le DPP respectait à ce titre le travail de la Cour constitutionnelle. Ker Chien-ming rappelle cependant que l’abolition de la peine de mort est un travail de long terme du parti. Malgré cette orientation de travail, pour le DPP, une abolition de la peine de mort nécessite une communication et un dialogue continus avec la société dans le cadre des procédures démocratiques qui doivent passer par un consensus de l'opinion publique.