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Un présentateur télé accusé de faire partie d’un réseau d’échanges d’images pédopornographiques

  • 09-04-2024
  • La Rédaction
Un présentateur télé accusé de faire partie d’un réseau d’échanges d’images pédopornographiques
Le présentateur de télévision Mickey Huang condamné à 2 ans de prison avec sursis et une amende de plus de 1,2 million de dollars taïwanais pour avoir téléchargé des vidéos pédopornographiques, une condamnation jugée trop légère par une partie de l’opinion publique et des députés du DPP et du TPP (photo : CNA)

Le présentateur de télévision Mickey Huang (黃子佼) a récemment été innocenté pour l’accusation de viol et de harcélèment sur mineurs, mais durant des perquisitions menées dans le cadre de l’investigation, la justice a pu mettre la main sur des vidéos pédopornographiques que le présentateur avait téléchargées, ce qui lui a valu 2 ans de prison avec sursis et une amende de plus de 1,2 million de dollars taïwanais (plus de 36 000 euros). Cette condamnation a été jugée trop légère par une partie de l’opinion publique taïwanaise et a suscité l’indignation.

Des députés du Parti démocrate progressiste (DPP) au pouvoir et du Parti du Peuple taïwanais (TPP) ont tenu aujourd’hui deux conférences de presse à ce sujet, afin de rappeler que l’exploitation sexuelle des enfants ne devrait pas être tolérée et de proposer d’aggraver les peines à l’encontre de ce crime. 

L’ONG Women’s Rescue Foundation a quant à elle appelé à ne pas mentionner le nom du site internet illégal sur lequel les images pédopornographiques étaient diffusées, afin de ne pas attirer davantage de visiteurs. 

La députée du DPP Lin Yueh-chin (林月琴) a déclaré : “Etant donné qu’il devrait y avoir une tolérance zéro concernant l’exploitation sexuelle des enfants, Veuillez ne pas acheter d’images et ne pas en télécharger, afin de protéger les jeunes générations. Je demande également aux médias de ne plus faire de reportages sur ce site internet, afin d’éviter de donner l’idée aux gens de le consulter et de s’y inscrire. A dire vrai, je sais que plusieurs sites internet sont réapparus sous d’autres noms de domaine”.

Tu Ying-chiu (杜瑛秋), présidente de la Women’s Rescue Foundation,  a quant à elle rappelé qu’il n’y avait pas de “pédopornographie” mais seulement de l’exploitation sexuelle. Elle estime que le gouvernement taïwanais devrait amender la loi, afin de prévoir d’autres sanctions, telles qu’un traitement psychologique obligatoire pour éviter la récidive. 

La vice-présidente du groupe parlementaire du Parti du Peuple taïwanais (TPP), Huang Shan-shan (黃珊珊) a de son côté déclaré être en faveur d’une plus grande responsabilité pénale pour ce type de crimes et que le groupe parlementaire organisera d’ici une semaine des auditions, afin de recueillir plusieurs points de vue. Le TPP souhaite par ailleurs établir une base de données sur les cas de maltraitance des enfants, qui permettrait de faciliter le travail de prévention.

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