Ho Jianghua (何建華), qui a fondé en 2013 la Fédération des femmes chinoises (中華婦女聯合會Chinese Women’s Federation) à Taïwan, a été accusée en 2020 par le Bureau des procureurs de Taipei d’avoir reçu des fonds fournis par l’organisation chinoise All-Chinese Women’s Federation de la Chine communiste, en acceptant, en contrepartie, d’organiser des réunions avec des femmes chinoises mariées à des Taïwanais et de collecter à Taïwan des informations liées aux activistes pro-indépendantistes et aux pratiquants de la secte Falungong.
La Cour de justice de Taipei a récemment innocenté Ho Jianghua en première instance en raison de preuves insuffisantes. Selon le tribunal, l’accusée est libre de soutenir l’unificationnisme et cette position ne constitue pas d’infraction à la loi sur la sécurité nationale.
Aujourd’hui, le Bureau des procureurs a fait appel, contestant l’interprétation de la loi dans le jugement. Selon le bureau, la liberté d’expression ne doit pas servir à innocenter les abus qui constituent une menace imminente pour la sécurité nationale.