Le gouvernement japonais a annoncé son intention de rénover cinq aéroports et 11 ports afin de renforcer leurs capacités de défense. Le média japonais Nikkei a rapporté que parmi les 16 infrastructures, l'aéroport de Naha et le port d'Ishigaki, tous les deux situés dans l'archipel d'Okinawa, à l'extrême sud de l'archipel japonais, sont situés relativement proches du détroit de Taïwan. Les deux infrastructures ont été qualifiées d'aéroport et de port « à usage spécial ».
Les cinq aéroports listés sont ceux de Naha, Miyazaki, Nagasaki, Goto Tsubaki et Kitakyushu. Les 11 ports qui figurent sur la liste sont ceux d'Ishigaki et Hakata, rattachés à Kyushu, ceux de Takamatsu, Kochi, Suzaki, et Sukumo, rattachés à la région de Shikoku et les ports de Rumoi, de la baie d'Ishikari, de Muroran, Tomakomai, et de Kushiro, rattachés à Hokkaido, dans le nord de l'archipel nippon.
L'article du Nikkei indique que les aéroports concernés seront équipés de pistes d'atterrissage plus longues et que les ports auront des terminaux supplémentaires. Par ailleurs, il est aussi mentionné qu'en cas d'urgence dans le détroit de Taïwan ou ailleurs, les Garde-côtes et les Forces d'autodéfense japonaises pourront se servir de ces ports et aéroports pour déployer du personnel, évacuer des personnes ou effectuer des missions d'approvisionnement. Une fois rénovées, les infrastructures pourront aussi être utilisées pour le tourisme ou pour des opérations de réponse à des catastrophes naturelles.
Il est précisé que plusieurs autres ports et aéroports situés dans la préfecture d'Okinawa avaient également été considérés pour le projet de rénovation mais n'avaient pas été sélectionnés en raison de l'opposition locale aux bases militaires dans l'archipel. Le Nikkei ajoute que le gouvernement japonais a inclus les coûts de rénovation dans le budget pour l'année fiscale 2024, et que les ministères concernés participeront prochainement à une réunion pour approuver le projet de manière officielle.