Après sa réélection, hier 18 mars, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré, en réponse à une question d’un journaliste chinois, que “Taïwan fait partie de la République Populaire de Chine”. Cette allégation a été immédiatement réfutée par le ministère taïwanais des Affaires étrangères, qui a réitéré que la République de Chine-Taïwan et la République populaire de Chine n’étaient pas subordonnées l’une à l’autre, et que le régime communiste chinois n'avait jamais gouverné Taïwan.
La Diplomatie taïwanaise a souligné que Taïwan est un pays démocratique qui défend activement son système politique et respecte les droits humains et l'état de droit. Toute distorsion du statut souverain de Taïwan ne pouvait, selon le ministère, modifier le statu quo internationalement reconnu entre les deux rives du détroit de Taïwan.
Le ministère des Affaires étrangères a également précisé que la Russie prétendait être une démocratie, mais agissait dans les faits comme une dictature : les élections se sont déroulées sans opposition et dans les territoires occupés qui se situaient à l’origine sur le territoire ukrainien. Il est encore plus ironique que Vladimir Poutine ait été réélu avec près de 90 % des voix, a estimé la Diplomatie taïwanaise, qui a également rappelé que la guerre russe en Ukraine avait déclenché des sanctions et avait été condamnée par la communauté internationale.
Selon le ministère, les propos du Président Poutine ont déjà perdu toute crédibilité, son aveuglement sur le statut souverain de Taïwan était encore plus risible. La Diplomatie taïwanaise a mis en garde contre l’union des pays autoritaires, qui sape l’ordre international et engendre de l’instabilité. Taïwan continuera à coopérer avec les démocraties, afin de freiner l’expansion de l’autoritarisme et sauvegarder la paix et la sécurité.