Le vice-président du Kuomintang (KMT) Andrew Hsia (夏立言) s'est envolé hier pour une visite d'une semaine en Chine, sa deuxième visite sur l'autre rive du détroit cette année après un premier séjour lors du nouvel an lunaire qui coïncidait avec l'incident entre des garde-côtes taïwanais et un bateau chinois qui avait provoqué la mort de deux pêcheurs chinois le 14 février.
Le vice-président du principal parti d'opposition, accompagné par des membres des départements des affaires chinoises et de la jeunesse du KMT, a indiqué qu'il se rendrait à Chongqing et à Chengdu, dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine) ainsi qu'à Jinan et Qingdao, dans la province du Shandong, sur la côte est.
Hsia a précisé lors d'une interview qu'il ne représenterait pas le gouvernement d'une manière officielle et ne mènerait pas non plus de négociations en Chine, mais qu'il s'y rendait simplement pour rencontrer des « amis », à savoir des hommes d'affaires taïwanais. Il a en revanche ajouté avant d'embarquer qu'étant donné les bonnes relations entre le KMT et le Parti communiste chinois (PCC), il ne pouvait pas exclure la possibilité que d'autres leaders du parti se rendent en Chine dans le futur.
Critiqué par la députée DPP Rosalia Wu (吳思瑤), qui a accusé Andrew Hsia de toujours choisir un moment sensible pour se rendre en Chine, le secrétaire général du groupe parlementaire du KMT Hung Mong-kai (洪孟楷) a appelé le DPP à cesser ce qu'il a qualifié de « campagne de diffamation », déclarant que l'itinéraire de Hsia avait été rendu publique.
Par ailleurs, Andrew Hsia (夏立言) a nié les rumeurs selon lesquelles son dernier déplacement en Chine visait à préparer une future visite du président du KMT, Eric Chu (朱立倫), en Chine.