Un mois a écoulé, les négociations sur l’incident du hors-bord chinois à Kinmen n’ont toujours pas abouti.
Aujourd’hui, la présidente de la Commission des affaires océaniques Kuan Bi-ling (管碧玲) met en avant l’aspect humanitaire du dossier : « L’enquête sur les faits et la définition des responsabilités prendront certainement beaucoup de temps et ne pourront tirer de conclusion que plus tard. Ainsi, nous souhaitons entreprendre prioritairement l’aspect humanitaire et que ceci devienne une entente de base pour la résolution du dossier. »
Pour rappel, un hors-bord chinois sans permis est entré dans les eaux de l’archipel taïwanais de Kinmen le 14 février. Durant l’intervention des garde-côtes taïwanais, le hors-bord a refusé le contrôle et a tenté de fuir, provoquant une collision des deux navires. Le hors-bord s’est renversé, causant la mort de deux membres de l’équipage.
Selon les statistiques de la commission, depuis le 1er janvier de cette année, au moins 349 navires chionis sont illégalement entrés dans les eaux taïwanaises. Kuan Bi-ling a affirmé que le gouvernement poursuivait ses efforts pour multiplier les bateaux des garde-côtes et leurs patrouilles dans les eaux avoisinnant la Chine.