Depuis 2017, le prix Émile Guimet de littérature asiatique récompense une œuvre littéraire offrant un regard contemporain sur l’Asie, récemment traduite et éditée en France. Cette année, deux œuvres ont été couronnées : Impossibles adieux (Grasset) de la romancière sud-coréenne Han Kang, traduit en français par Kyungran Choi et Pierre Bisiou ; et le troisième tome de Le fils de Taïwan, par l’autrice et l’illustrateur taïwanais Yu Pei-Yun (游珮芸) et Zhou Jian-Xin (周見信), sorti en français aux éditions Kana avec une traduction signée An Ning (安寧).
Le fils de Taïwan est un « manhua » biographique qui suit la vie de Kunlin Tsai, un taïwanais décédé l’an dernier à l’âge de 93 ans. Au fil des quatre tomes, on suit l’évolution historique et politique de Taïwan à travers les yeux d’un Kunlin enfant, ensuite prisonnier politique, puis éditeur et activiste pour les droits humains.
L’autrice Yu Pei-yun, en France en ce moment, a participé hier à une rencontre autour de son livre à la librairie parisienne Le Phénix, coïncidant avec la commémoration du massacre du 28 février, et a reçu en mains propres le prix Emile Guimet aujourd’hui. Elle a égalment été interviewée par la chaîne TV5 Monde.
C’est la première fois qu’un prix roman graphique a été attribué, et il était accompagné d’une enveloppe de 2000 euros. Présidé par Laure Adler, le jury du prix était composé de Yannick Lintz, Pierre Haski, Nicolas Idier, Dider Pasamonik, Constance Rivière et Ryoko Sekiguchi.