Les garde-côtes taïwanais ont rapporté qu’un navire de garde-côtes chinois, le « Haijian 8029 », avait pénétré dans les eaux de Kinmen hier matin à 9h05. En réponse, un navire des garde-côtes taïwanais (3556) a été dépêché dans la zone concernée et a demandé par haut-parleur au navire chinois de se retirer immédiatement. Selon les garde-côtes taïwanais, le navire taïwanais a étroitement suivi le navire chinois pendant une heure, jusqu’à ce que ce dernier quitte la zone interdite à 10h05 en se dirigeant vers le nord-ouest.
Les analystes ont averti que cette incursion pourrait être un test de la partie chinoise en vue d’une régularisation de ce type d’incursions dans les eaux de Kinmen, archipel taïwanais situé à moins de 10 km du continent chinois.
Aujourd’hui, le ministère de la Défense a réitéré sa position de ne pas prendre l’initiative d’intervenir dans cette affaire, afin d’éviter d’envenimer le conflit. Le directeur adjoint du Bureau de la planification des combats conjoints du ministère Lee Chang-fu (李昌富) a cependant précisé que l’armée se tenait prête à réagir en cas de nécessité : « L’armée se tiendra parfaitement informée de la situation dans la zone maritime. La Marine et les troupes postées sur les petites îles doivent inclure dans leurs exercices réguliers des situations simulant différentes formes de conflits possibles. Tout en poursuivant son observation vigilante, l’armée ne prendra pas l’initiative d’intervenir directement dans les incidents. Elle évitera toute escalade tout en restant prête à répondre à la demande de soutien des garde-côtes en cas de nécessité. »
Aux Etats-Unis, la Maison Blanche et le Département d’Etat ont réitéré leur opposition à toute atteinte unilatérale à la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan.