Les familles des passagers du hors-bord qui a chaviré le 14 février dernier, poursuivis par les garde-côte taïwanais dans les eaux interdites au large de Kinmen, accident qui a coûté la vie à deux Chinois et en blessant deux autres, sont arrivées aujourd’hui à Kinmen, aux côtés de membres de la Croix-Rouge chinoise, d’avocats, des représentants de l’ARATS (organisme semi-officiel chinois chargé des affaires taïwanaise) ainsi que de Li Zhaohui (李朝暉), directeur adjoint du Bureau des affaires taïwanaises à Quanzhou (province du Fujian).
Ils ont été accueillis par des membres de la Commission ministérielle des affaires continentales (MAC), de la Fondation pour les échanges entre les deux rives (SEF), des garde-côtes, de la Croix-Rouge de Kinmen, ainsi que par le vice-président du conseil du comté de Kinmen.
Li Zhaohui a déclaré dans une interview que Taïwan avait violemment poursuivi un bateau de pêche chinois pendant le Nouvel An lunaire, entraînant le décès de deux pêcheurs. Il s’est dit indigné et a précisé qu’il souhaitait comprendre ce qui s’était réellement passé lors de ce déplacement. Il a également dit espérer que Taïwan prendra cette affaire au sérieux, afin d’éviter de nouveaux incidents.
Li Zhaohui a affirmé : « Cet incident délétère a suscité une forte indignation communément partagée sur le continent et a gravement blessé les sentiments des compatriotes des deux côtés du détroit de Taïwan. Notre voyage à Kinmen vise à comprendre la vérité, à aider les familles des victimes et à raccompagner les deux survivants. Nous demandons aux parties concernées à Taïwan de prendre au sérieux les préoccupations légitimes des familles ».
Les familles des victimes se sont rendues à la chambre funéraire de Kinmen, afin d’examiner les corps et de procéder à une cérémonie religieuse. Les deux survivants de l’accident ont quitté Kinmen aujourd’hui après avoir terminé les procédures de rapatriement, bien que la partie chinoise ait refusé de signer le document de rapatriement.